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L’arabe, clé du Paradis ?

L’arabe, clé du Paradis ?

La langue arabe serait-elle la clé du Paradis ?

À en croire de nombreux musulmans, la réponse est quasiment “oui” : pour avoir une bonne pratique religieuse, une très bonne compréhension du Coran serait indispensable, et pour avoir une très bonne compréhension du Coran, la connaissance de l’Arabe serait indispensable.

Tradutore, traditore, disent les italiens : puisqu’aucune traduction du Coran ne rend parfaitement justice à l’original, les convertis qui ne connaissent pas l’Arabe, et qui n’ont pas le temps, l’envie ou la capacité de l’apprendre, seraient condamnés à végéter spirituellement. La proximité avec Dieu serait réservée aux arabophones.

Pour se présenter sous une forme apparemment logique, cette idée n’en est pas moins erronée.

D’une part, parce qu’il suffit de recouper deux ou trois traductions pour se faire une idée assez précise du Coran, et que cette idée assez précise est largement suffisante pour accomplir de bonnes actions : pas besoin de saisir toutes les subtilités du Coran pour comprendre ce qu’est le Bien, ce qu’est le Mal, et pour agir en conséquence.

D’autre part, parce que l’Omniscient connaît parfaitement toutes les langues (qu’Il a créées) et qu’Il répond aussi volontiers aux invocations formulées en Français ou en Chinois qu’en Arabe. Ainsi, lorsqu’un croyant veut se rapprocher de son Créateur et qu’il Lui en fait la demande avec insistance, Dieu trouve toujours un moyen de l’élever spirituellement, que le croyant connaisse ou non l’Arabe.

Enfin, parce que Dieu n’est pas un professeur notant les connaissances linguistiques de ses élèves. Dieu nous juge en fonction de nos croyances, de nos intentions et surtout de nos actes, pas en fonction de notre niveau en Arabe, ou d’ailleurs de notre niveau en n’importe quelle autre langue, et encore moins, si c’est possible, en fonction de mots d’Arabe dont nous parsemons éventuellement nos conversations françaises (arabais).

Les hypocrites arabophones, qui ont tous les signes extérieurs de l’Islam et qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à de parfaits musulmans, n’en rôtiront pas moins au fin fond de l’Enfer, tandis que les croyants sincères qui ont fait de bonnes oeuvres s’installeront au Paradis, qu’ils parlent l’Arabe, le Français, l’Anglais, le Breton, le Japonais ou même, le Jean-Claude Van Damme.

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