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Adorer le chocolat : du “shirk” ?

Adorer le chocolat : du “shirk” ?

Sur les réseaux sociaux, des musulmans s’indignent ou s’inquiètent de la formule “j’adore”, quand elle s’applique à des publications de Facebook ou à du chocolat… Ces musulmans s’imaginent donc que le simple fait de dire “j’adore le chocolat” est, en soi, une forme ou une preuve de culte rendu au chocolat !

C’est ridicule, c’est même grotesque, mais c’est aussi très significatif. Ces musulmans supposent que Dieu est aussi soucieux de la forme, et aussi peu soucieux du fond, qu’eux-mêmes. Ils oublient allègrement que l’adoration religieuse est avant tout un processus interne, une action spirituelle, et que le fait de dire “j’adore le chocolat” ne peut pas plus transformer un croyant sincère en adorateur du chocolat que le fait de dire “j’adore Al-Lat” le couteau sous la gorge ne peut tranformer un croyant sincère en idolâtre.

Adorer a deux sens en français : un sens fort et un sens faible. Lorsqu’on affirme qu’on adore le chocolat, bien évidemment on a recours au sens faible (“aimer beaucoup”).

Beaucoup de musulmans sont à la fois trop ignorants de la langue française et trop focalisés sur les mots pour comprendre la différence pourtant cruciale entre les mot et les choses, la forme et le fond. On peut très dire qu’on adore ceci ou cela sans l’adorer au sens fort, et l’on peut aussi adorer une chose au sens fort sans le dire. Ainsi les adorateurs de l’argent disent rarement, voire jamais, “j’adore l’argent”, mais cela ne change rien au fait qu’ils l’adorent réellement, qu’ils l’adorent au sens fort.

Dieu voit sous nos masques. Il ne nous juge pas sur les apparences ; Il nous juge sur la réalité qui se cache sous ces apparences. Il s’intéresse à ce que nous sommes, pas ce que nous paraissons aux yeux des autres, ni aux éventuelles ambiguïtés de notre vocabulaire, qui ne constituent une hérésie que pour les imbéciles et les sectaires.

S’indigner contre l’usage du mot “Dieu” ou contre la phrase “j’adore le chocolat”, et ainsi suggérer que le simple fait de parler de cette manière est un péché que Dieu condamne, ou encore croire que pour être un bon musulman il faut parler en arabais (Allah, shirk, halal, etc.), c’est blasphémer contre l’Omniscient en le prenant pour un crétin superficiel.

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