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Un des mensonges du féminisme...

Un des mensonges du féminisme...

Dans certaines circonstances, une femme court le risque d'être violée, mais d'après les féministes, ce n'est absolument pas une raison pour qu'elle prenne des précautions pour éviter de se faire agresser :

« Je revendique le droit pour les femmes de se promener en mini-jupe si bon leur semble à 3 heures du matin dans la rue sans courir le risque d'être violée. Cela s'appelle la liberté. »2

« Vous imaginez en France en 2012 ne pas avoir la liberté de ses mouvements parce qu'on te fait planer le risque du viol ? Risque qui existe, mais qui existe autant avec des proches qu'avec des inconnus. Risque qui existe, mais qui ne doit pas, jamais, empêcher une femme de faire ce qu'elle veut. »3

« Les femmes de l'association indienne des femmes progressistes le disent plus haut et plus fort que les femmes occidentales ne l'ont jamais osé : "Nous sommes ici pour dire que les femmes ont tous les droits d'être aventureuses. Nous serons imprudentes. Nous serons inconscientes. Nous ne ferons rien pour notre sécurité. N'osez pas nous dire comment nous habiller, à quelle heure du jour ou de la nuit sortir, comment marcher, ou de combien d'escortes nous avons besoin." Alors, oui, avec elles, je réclame le même droit à l'imprudence, pour les femmes du monde entier, même celles du monde occidental : je réclame le bon droit d'être court vêtue et franchement décolletée, attirante et même aguichante si ça me chante, sans pourtant perdre une once de mes libertés : celle d'être en sécurité et celle de rester en toutes circonstances et en tout instant seule maîtresse de mon consentement. »4

Que, dans un autre monde, on puisse avoir à la fois la liberté de mouvement la plus totale et la sécurité la plus complète, c'est fort possible.

Dans cet univers parallèle, la chèvre de Monsieur Seguin peut s'émanciper de sa corde sans risquer de se faire manger par le loup : elle n'a pas à choisir entre une sécurité rassurante, mais ennuyeuse, mais étroite, et une liberté grisante, mais dangereuse, mais mortelle. Dans ce monde merveilleux, je suppose qu'on n'a pas non plus à choisir entre rentrer dans un jean de taille 40 et s'empiffrer tous les jours de chocolat liégeois ruisselant de chantilly et de caramel chaud. On a tout ce qu'on veut sans jamais rien sacrifier. Il n'y a jamais aucun dilemme et tous les choix sont faciles... c'est le paradis avant la mort.

Mais est-ce que nous (hommes et femmes) vivons dans ce monde-là ?

Pas à ma connaissance.

Aux dernières nouvelles, la vie est une succession d'embranchement, et chaque fois, il faut choisir. Le célibataire est parfaitement libre de ses mouvements, personne ne lui demande des comptes sur ses déplacements, mais le soir il se retrouve dans un appartement vide et froid. L'homme marié ne peut pas (s'il respecte ses engagements matrimoniaux) papillonner de femme en femme, mais l'affection de sa compagne lui garantit un foyer chaleureux où il peut se ressourcer.

Il faut choisir, il faut toujours choisir. C'est le propre de la condition humaine.

Les féministes revendiquent le droit d'avoir le beurre et l'argent du beurre : la liberté de mouvement la plus absolue en même temps que la sécurité la plus complète. Demandez à un alpiniste ce qu'il en pense. Lui aussi, comme n'importe quelle femme, doit choisir entre sa sécurité et une liberté absolue de mouvement. S'il s'éloigne trop des chemins balisés, il risque fort de finir au fond d'un ravin. Mais s'il reste toujours sagement là où c'est balisé, le chemin lui paraîtra peut-être ennuyeux et il pourrait bien rater un magnifique panorama. Eh oui, c'est la même loi pour tous comme pour toutes : dans la vie, il faut faire des choix...

Je sais ce que les féministes vont me répondre.

« Les hommes, eux, ne risquent pas de se faire violer s'ils sortent seuls le soir ! Ce n'est pas juste ! »

Nuançons. Les hommes aussi risquent de se faire violer et ça leur arrive, par d’autres hommes. Il est cependant vrai que le risque encouru par les femmes est plus grand. Les rues ne sont pas assez sûres et les femmes en font les frais, sur ce point-là nous sommes, je crois, tous d'accord.

Mais la solution consiste-t-elle à revendiquer un droit imaginaire et impossible, celui d'obtenir tout sans jamais renoncer à rien ?

Cela aurait autant de sens que de revendiquer le droit de voler comme un oiseau.

Quand bien même nous obtiendrions légalement ce droit, ça ne changerait rien au fait qu'on ne peut pas voler comme un oiseau !

Le monde est ainsi fait que pour obtenir une chose, il faut bien souvent renoncer à une autre. Par exemple, un étudiant doit faire une croix sur les beuveries et les sorties jusqu'à pas-d'heure pour réussir ses examens. Lui aussi (s'il récupérait le virus féministe) pourrait se plaindre. Lui aussi pourrait revendiquer le droit de profiter à fond de sa jeunesse en faisant la fête tous les soirs sans courir le risque de compromettre son avenir professionnel en ratant ses examens.

Mais on lui rirait au nez et on aurait raison. On le traiterait aussi d'enfant gâté et on lui demanderait d'atterrir parce que pour l'instant, il plane.

On peut tout aussi légitimement rire au nez des féministes qui d'un côté, soulignent à juste titre que le viol est un traumatisme bien souvent ineffaçable, et de l'autre revendique haut et fort le droit de se promener seules en mini-jupe au beau milieu de la nuit.

Faisons preuve de logique : si le viol est un crime grave et un traumatisme terrible, et il l'est, alors il faut tout faire pour éviter que des viols se produisent. Voici une liste non exhaustive des mesures à prendre dans ce sens :

1/ Des peines extrêmement lourdes devraient être appliquées aux violeurs ;

2/ Ces peines devraient faire l'objet d'une certaine publicité pour que les violeurs potentiels soient au courant de ce qu'ils risquent s'ils choisissent de satisfaire immoralement et illégalement leurs pulsions ;

3/ Dans les commissariats, des femmes policiers devraient être spécialement formées pour recevoir avec humanité et compassion les dépositions des femmes violées ;

4/ Cette approche plus humaine devrait, elle aussi, faire l'objet d'une certaine publicité pour que les victimes sachent qu'elles seront écoutées et respectés lors de la déposition de leur plainte ;

5/ On devrait limiter et réprimer l'érotisme de rue (en d'autres termes censurer la publicité) pour désexualiser l'espace public : moins de tension sexuelle dans l'air aiderait probablement à limiter le nombre de viols ;

6/ On devrait interdire, condamner et censurer de la manière la plus sévère toute l'industrie de la pornographie pour que celle-ci ne soit plus qu'un mauvais souvenir ;

7/ Enfin, on devrait inciter les femmes à éviter les sorties nocturnes non accompagnées et les tenues dénudées. Ce qui impliquerait d'exercer une certaine pression sur les magazines féminins, dont la plupart présentent un idéal surérotisé de la femme, et de revoir radicalement la mode féminine : les vêtements qui sont proposés en magasins sont beaucoup trop suggestifs, quand ils ne sont pas beaucoup trop monstratifs.

Si l'on voulait vraiment lutter contre le viol, il faudrait prendre toutes ces mesures à la fois.

Ce n'est bien sûr pas l'intention des hommes politiques. Mais (et c'est nettement plus étrange) ce n'est pas non plus l'intention des féministes universalistes. Les premières mesures leur conviendraient, mais pas la mesure 7, et même la mesure 6 ne fait pas l'unanimité chez elles, certaines ne voulant pas renoncer aux voluptés avilissantes de la pornographie auxquelles elles s'adonnent sans vergogne.

Les féministes partent du principe que ce sont les hommes qui doivent apprendre à se contrôler, point final.

Mais dans ce cas, pourquoi ferment-elles leur sac à main ?

Ce n'est pas à elles de protéger leur portefeuille, c'est aux pickpockets d'apprendre à se contrôler. On a le droit de se promener avec un sac à main béant. On a aussi le droit de scotcher le code secret de sa carte bleue sur sa carte bleue, et de les laisser traîner sur la table de la terrasse du café où l'on sirote un cappuccino en admirant les nuages.

Oui on a le droit.

Si personne n'exerce délibérément et volontairement ces droits-là, c'est parce que tous les droits ne sont pas bons à exercer. Et dire cela, ce n'est absolument pas minimiser la culpabilité des violeurs, de la même manière qu'un vol n'est pas moins punissable pour avoir été facilité par un sac à main ouvert.

Au lieu de rêver à une utopie qui n'existera jamais que dans leurs rêves, les féministes feraient mieux d'accepter le monde tel qu'il est et de prôner courageusement et lucidement toutes les mesures préventives contre le viol. À moins, bien sûr, qu'elles pensent que le bonheur ineffable de se promener seule en jupe à trois heures du matin dans un quartier glauque ne soit pas acheté trop cher par une agression sexuelle traumatisante dont on met des décennies à se remettre, dans l'hypothèse très incertaine où on s'en remet.

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